Amateurs des toiles vénéneuses , des poupées spasmodiques d’Egon Schiele, des membres vascularisés de Lucian Freud ou plus récemment des imposantes peintures à l’huile de cadavres plus ou moins exquis de Jenny Saville. Cette exposition va être un choc.

Vous, qui adorez l’art contemporain et les joies de la déconstruction des formes, qui vous délectez, des représentations picturales de la tragédie du corps, de la morbidité de la chaire triste, prenez garde!

Invitez votre regard à batifoler sur les rutilances des rubans et des soieries. Goutez les roseurs des épidermes par le peintre de la séduction et de l’intrigue amoureuse, dont Jean-honoré Fragonard (1732-1806) aurait été le principal illustrateur, voire le principal acteur, depuis les compostions champêtres, les représentations des amours des dieux jusqu’aux allégories amoureuses qui occupèrent la fin de sa carrière.

Venez découvrir la fougue du divin Frago, tour à tour, libertin, licencieux, qui illustre les fêtes galantes et ses jeux polissons, de la main chaude, à colin Maillard. Dégustez sa palette de confiseur, jusqu’ a ce que sa manière ne devienne plus leste encore entre frémissement et évanescence.

si décidément, vous êtes tout chamboulé par toutes ses variations du sentiment et du désir, ne manquez pas un tableau de petit format « le vœux à l’amour«  dans laquelle une jeune fille éplorée se jette au pied de la statue du dieu amour qui semble insensible à sa supplique.

ah ! Enfin un peu de désespoir  dans ce monde de félicité !

Exposition Fragonard Amoureux
Jusqu’au 24 janvier-Musée du Luxembourg